Projet « La non-frontière »

 

9 décembre 2017 au 27 janvier 2018
Résidence d’artiste de recherche/création « La non-frontière »
Collectif Le Récif, Rivière-Trois-Pistoles (Québec)

 


 

JOUR 5 :     La culture est-elle une institution ?

 

Quelques jours plus tard, sur le mur de la cuisine

 

EXTRAITS :
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Qu’est-ce qu’une institution ? « forme ou structure sociale telle qu’établie par la loi ou la coutume »
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Une institution est un cadre. Il existe des cadres naturels. Que reste-t-il de « naturel » dans la culture?
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La culture est sauvage et instinctive ;
L’institution est cadrée et rationnelle ;
Telles des polarités, elles sont les extrémités d’un organisme entier.
Telles les ondes d’un flux vivant, elles doivent peut-être danser, ensemble,
Pour toutes deux, exister?
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Si la culture est une institution, comment s’y applique le facteur temps?
Il peut s’y appliquer en entremêlant des courbes (représentant les modes, les civilisations, etc.).
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LA CULTURE EST LA FORME LA PLUS FONDAMENTALE, PUISSANTE ET INSIDIEUSE D’INSTITUTION.


 

JOUR 8 :     mappe préliminaire du projet (avec extensions)

 

 


 

JOUR 12 :     « L’Autre » existe-t-il ?

 

Quelques jours plus tard, sur le mur de la cuisine

 

 

EXTRAITS :
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Sans aucun doute.
L’autre c’est celui qui nous éclaire, nous accompagne, nous entend.
C’est celui qui nous communique, nous grandit.
L’autre c’est un miroir, une douleur ou une larme de joie.
L’autre c’est celui qui nous a appris, celui qui nous a forgé, influencé.
C’est le parent qui nous a blessé. Celui qui nous a marqué.
L’autre c’est le « nous » sans qui il n’y aurait que le « je ».
C’est l’amour qui nous a apaisé, c’est celui qui écoute pour guérir.
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« L’Autre » c’est notre miroir. Après ça, on choisit comment on s’entoure de « l’Autre ». L’amitié est la plus belle forme de « l’Autre ».
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Ce n’est pas nécessairement par indifférence qu’on se détourne de l’Autre ; ce peut être par sentiment d’impuissance, de désarroi, de peur.
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L’autre et moi sommes interchangeables, selon le point de vue! Je suis l’autre pour l’autre.
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Si l’on regarde en soi pour y trouver le meilleur, on est certain d’y croiser aussi le pire.
Inventer « l’Autre », c’est se donner une stratégie d’évitement de ce grand dilemme, en compartimentant, en se différenciant. On s’invente l’espoir d’un « Autre » qui soit « mieux », qui puisse nous apporter, de l’extérieur, quelque chose qui nous ferait défaut à l’intérieur.
On s’invente aussi un « Autre » (qui peut être le même!) qui soit « moins bien », sur qui rejeter vers l’extérieur ce dont on ne veut pas à l’intérieur.
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ON POURSUIT CET HYPOTHÉTIQUE « AUTRE » COMME L’AMOUR, OU ON LE FUIT COMME LA MORT.


 

JOUR 17 : un saut dans le passé

 

La question de l’identité telle qu’explorée il y a quelques années pendant des études en arts à Dawson City (Klondike, Yukon), une « communauté individualiste ». On y soulevait bien sûr le problème de « l’Autre ».

ANGLAIS SEULEMENT (documentaire AUDIO)


AUDIO DOCUMENTARY « Dawson’s Beards : Testimony of a Way of Life » (2013)


 

JOUR 22 :    La fin justifie-t-elle les moyens ?

 

Quelques jours plus tard, sur le mur de la cuisine

 

EXTRAITS :
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Idéalement, j’essaye de voir les moyens comme des fins en soi. C’est une façon de reprendre du contrôle sur mon rapport au temps et à la culture.
Je pense que l’attitude « moyen/fin » est une attitude de production qu’on s’efforce de maintenir pour se sentir accompli.
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Dans le cas de l’être humain, qui dispose de moyens puissants (du moins à l’échelle de l’espèce), la question a souvent été d’ordre moral. Aujourd’hui, il semble que la survie de l’humain dépende davantage de sa capacité à se limiter que de sa capacité à se déployer.
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Me semble que ça sonne pas bien comme phrase. Quand on l’utilise, c’est que l’on sait que c’est pas correct, on oublie les moyens pour [se concentrer sur] la fin. Souvent ça prend une autorité pour affirmer ça.
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C’est une phrase qui peut aussi servir de prétexte à l’individu, et qui sous-entend effectivement une certaine attitude d’acharnement. Pourtant, il semble que certaines circonstances méritent qu’on se donne les moyens d’atteindre les objectifs fixés, de réaliser un/des projet(s).
Comment tracer la limite entre acharnement et détermination/volonté?
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LES MOYENS TROUVENT LEUR JUSTE MESURE QUAND ON LES CONSIDÈRE COMME DES FINS EN SOI.


 

JOUR 25 : les belles encadrées

(installation interactive sur le mur des toilettes de l’auberge)

 

Que se passe-t-il à l’intérieur de toutes ces femmes enfermées dans de jolis cadres ? Qu’est-ce qu’ELLES voient ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EXTRAITS :

« Ailleurs… AILLEURS !!! »

« J’ai mal aux pieds. »

« Pfff… manant.e.s et gueux/ses… »

« Qu’ils ont l’air misérables, ces gens de l’Auberge… »

« E=MC2. »

« Vous pouvez uriner, je ne regarde pas. »

« Qu’il est difficile d’être duchesse en ces lieux… putrides… »

« Qui suis-je ? »


 

JOUR 29 :     L’union fait-elle la force ?

 

Quelques jours plus tard, sur le mur de la cuisine

 

EXTRAITS :
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Oui…
Seul.e, il est difficile de réaliser ce qu’un groupe réussit aisément ensemble (plus de connaissances, d’expériences, de savoir-faire…).
et Non
Je pense qu’il est important de se limiter dans l' »union » dans certaines situations (plus de groupes, mais pas un groupe d’un million pour un projet local).
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Qu’il s’agisse d’un petit ou d’un grand groupe, il est utile de se demande de QUI l’union fait la force, si tel est le cas.
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La « chaîne » détenant la force équivalente à son maillon le plus faible, on peut effectivement se demander si une lacune individuelle ne risque pas d’hypothéquer l’ensemble des efforts d’un groupe.
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Dans ce sens, on perçoit que le groupe est nécessaire pour « avancer ». Car, seul, le plus fort des maillons ne peut pas aller bien loin.
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« Cent hommes accomplissent en un jour beaucoup plus qu’un homme en cent jours. » -Marx
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Pourtant, l’individu doit être fort en lui-même avant d’avoir quoi que soit à apporter au groupe, et pour que le groupe lui apporte quelque chose en échange. Autrement, il n’est qu’une pâle copie des autres, et n’apporte rien ni au groupe ni à lui-même. Un groupe fort est constitué d’individus forts… et souples.
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LA FORCE D’UNE UNION S’ÉVALUE À LA FORCE QU’ELLE APPORTE À CHACUN DES INDIVIDUS QUI LA FORMENT.


 

JOUR 37 : projet brut de résidence (processus)

 

 


 

JOUR 41 :     EN VRAC

Se trouver au même endroit au même moment signifie-t-il « être ensemble » ?

À quoi/qui le couple sert-il ?

De quoi vient l’envie de se divertir ?

Les cadres procurent-ils plus de liberté ouverts ou fermés ?

 


© 2018 Andrée Bélanger

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