ÉVÉNEMENTS

.PROJET EN COURS (2020-2021)

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Nous territoires : l’essentiel n’est pas répertorié

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Itinéraire de la tournée

novembre 2020, Bas-Saint-Laurent

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Événement privé le 5 novembre à Sainte-Luce, avec des élèves de l’école des Bois-et-Marées et les membres du Club des 50 ans et + de Luceville

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Événements ouverts au public

Entrée gratuite à tous les événements. Places limitées suivant les directives sanitaires en vigueur. Possibilité de réserver auprès du Centre d’art de Kamouraska, de la Municipalité de La Trinité-des-Monts, du Musée du Témiscouata et du Carrefour de la littérature, des arts et de la culture (CLAC) à Mont-Joli.

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10 novembre, 18h : Collectif Le Récif à Rivière-Trois-Pistoles

12 novembre, 18h : Centre d’art de Kamouraska

17 novembre, 18h : La Trinité-des-Monts

20 novembre, 18h : Musée du Témiscouata

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26 novembre, 17h : Maison de la Culture du château Landry à Mont-Joli

en collaboration avec l’autrice Élise Argouarc’h

Les œuvres resteront exposées au Château Landry jusqu’au 31 mars 2021.

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L’exposition prend la forme d’une rencontre-événement d’un seul jour, dans six endroits différents et auprès d’une variété de publics de la région, tout au long du mois de novembre 2020. Les visiteurs et visiteuses sont invité-es à partager leurs impressions quant aux œuvres et aux sujets abordés de manière informelle et spontanée, individuellement et/ou en groupe. Une partie des échanges est documentée sur piste audio par l’artiste Guillaume Lévesque, et sera précieusement conservée en vue de la réalisation d’un projet subséquent.

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Le projet

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Le questionnement spécifique à Nous territoires : l’essentiel n’est pas répertorié a germé en 2015 dans mon esprit troublé d’immigrante désemparée. Je vivais alors dans un petit village des Alpes françaises où je me suis sentie étouffée par une culture millénaire; je pressentais le lien entre cette tradition et la violence sourde des débats liés aux questions territoriales. Ce recul d’étrangère et ce qu’il m’a permis de voir là-bas, je l’ai ramené ici sous forme de photos en noir et blanc. Le contraste entre la magnificence du territoire (de la nature) et le malaise humain (lié à la culture) m’a littéralement éclaté au visage : j’y ai perçu la vie et la mort (naturelles ou non), et entre les deux une sorte d’attente résignée (culturelle).

Depuis mon retour au Bas-du-Fleuve au printemps 2017, je développe un lien d’intimité avec la forêt. Cette affinité nouvelle m’a menée à délaisser la peinture acrylique pour m’initier à l’aquarelle avec pigments naturels, et à m’intéresser à la géométrie de la nature. Lors de mes premiers contacts avec cette géométrie, mon esprit s’est révolté devant la prétention de l’être humain « savant », convaincu de pouvoir réduire des phénomènes naturels complexes à des calculs. J’ai ensuite accepté l’éventualité que l’être humain puisse effleurer le mystère de temps à autre, à condition qu’il arrive à se différencier de ses projections. En effet, ce que nous percevons du monde extérieur provient en grande partie de ce que nous nous attendons à y trouver.

La façon dont nous nous percevons se reflète dans la façon dont nous organisons nos espaces. Notre lien au territoire constitue l’expression de notre lien à soi, et il n’a aujourd’hui presque plus rien de naturel : il est culturel. Au même titre que nous réinventons continuellement la culture qui dicte notre façon de penser et d’agir, nous avons le pouvoir de réinventer notre lien au territoire. Est-il possible de redéfinir notre culture individuelle et collective de manière consciente? Un territoire donné influencerait les gens qui l’habitent tout autant que l’inverse : si tel est le cas, qu’est-ce qui peut bien nous mener à le considérer tel que nous le faisons? Quelle est donc cette part de nous-mêmes (et donc de la nature dont nous sommes partie intégrante) qui nous invite tantôt à la destruction, tantôt à la protection? Qu’est-ce qui, dans notre nature et notre culture, dicte nos choix quant à ce qui sera endommagé et ce qui sera épargné en nous et autour de nous?

Une question plus concrète nous permettra peut-être de sonder cette vaste problématique : « Selon vous, appartenez-vous au territoire, ou est-ce le territoire qui vous appartient ? ».

J’espère sincèrement que mes œuvres constituent pour plusieurs une porte d’entrée vers ce qu’il y a de plus fondamental en eux/elles-mêmes. J’ai pour ma part rejoint ma propre zone de confluence entre art et forêt : je me consacrerai sous peu à l’apprentissage de la fabrication d’encres naturelles et à la conception d’une courte vidéo d’animation à l’encre, grâce aux mots recueillis avec Nous territoires : l’essentiel n’est pas répertorié.

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Ce projet est rendu possible grâce à l’appui financier du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), dans le cadre de l’entente territoriale avec la région du Bas-Saint-Laurent. Andrée Bélanger tient à remercier les partenaires impliqué-es dans le projet aux diverses étapes de sa réalisation : Carrefour littéraire des arts et de la culture (CLAC) à Mont-Joli, Centre d’art de Kamouraska, Musée du Témiscouata, Municipalité de Sainte-Luce, Municipalité de La Trinité-des-Monts, Collectif Le Récif, Hélène Desjardins (mentore aquarelle), Michel Marcheterre (mentor géométrie), Yves Arcand (mentor photographie).

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SURVOL RÉTROACTIF DU PROJET

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OCTOBRE

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En mode promotion

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SEPTEMBRE

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Dessins finaux terminés.

Baguettes d’accrochage prêtes à poser.

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AOÛT

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Dessins finaux commencés.

Bandes-photo imprimées.

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JUILLET

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Les explorations se poursuivent.

J’entre dans le vif du sujet, où la géométrie rencontre l’aquarelle.

Les photos seront bientôt en route vers le laboratoire d’impression.

Les premiers essais de réalisation de la stratégie d’accrochage des œuvres ont été effectués.

La composition de certains des dessins finaux a été élaborée.

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Dans l’ensemble le projet avance bien. Je n’ai jamais travaillé de manière aussi intuitive, en prenant simplement plaisir à chaque étape de la création; c’est profondément rafraîchissant.

Pourtant ces temps-ci, là où j’habite et travaille dans ma cabane en forêt, je peux entendre chaque jour et à longueur de jour le bruit de l’énorme machine forestière qui déchire la terre et fauche les arbres à près de deux kilomètres de distance. Quand je passe par là durant ma marche matinale et que je constate les « progrès » du chantier, souvent je ne peux m’empêcher de pleurer : je sais que ce qui se passe là n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Sur le chemin du retour, je trouve parfois aussi un déchet laissé là, ou quelqu’un en train de cueillir des petits fruits dans le fossé alors que le moteur de son véhicule est toujours en marche. Lorsque j’en parle, j’obtiens souvent pour réaction une expression de surprise, puisque « y en a tellement du bois, tellement d’air, tellement d’eau… c’est quoi le problème? ». Tout ça me fait sentir très seule avec mes préoccupations environnementales, et très petite avec mon art comme seul outil de protection.

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[JUIN]

Le projet « Le nid », qui devait se conclure en France ce mois de juin, a dû être annulé. Je profite de ces semaines de liberté imprévue pour me retirer en forêt. De retour en juillet pour la reprise des activités liées à « Nous territoires ».

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MAI

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Quelques expérimentations.

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AVRIL

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L’acrylique expulsée de chez-moi, je prépare de nouvelles peintures à base de pigments naturels. Reconnaissante de pouvoir enfin créer dans le respect des merveilles qui m’entourent.

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Découvertes dans « Make Ink » par Jason Logan.

La couleur ne vit pas dans la matière, elle vit dans la lumière.

Logan relate qu’en 1666, Isaac Newton s’est retrouvé en confinement chez ses parents à la campagne à cause de la peste. Cette période a donné lieu à diverses expériences et réalisations. Un jour, Newton a fermé toutes les fenêtres de sa chambre et fait un petit trou dans un volet, ce qui a permis à la lumière de tracer une ligne nette à l’intérieur de la pièce. Il a placé un prisme dans ce rayon, et observé toutes les couleurs de l’arc-en-ciel apparaître sur le mur. Il a ensuite placé un second prisme devant l’arc-en-ciel, et a vu les couleurs se recentrer en un seul rayon blanc. Conclusion : la lumière n’éclaire pas la couleur, la lumière EST la couleur.

Jason Logan poursuit en expliquant que la lumière est faite de toutes les couleurs, chacune d’entre elles vibrant à une fréquence qui lui est propre. Donc, quand on dit par exemple qu’une encre est bleue, ce n’est pas qu’elle contient du bleu, mais plutôt qu’elle nous renvoie la lumière bleue et absorbe les vibrations de toutes les autres couleurs. Les choses ne sont donc pas en couleur, elles font de la couleur.

Je dirais que les choses montrent la couleur, et donc la lumière.

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MARS

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Démarrage de la partie création du projet.

Première rencontre avec mes mentors : Hélène Desjardins (aquarelle) à La Pocatière, Yves Arcand (photographie) à Matane, Michel Marcheterre (géométrie) à Amqui.

Ce que chacun de vous trois m’apporte est inestimable, et m’ouvre des portes dont j’ignorais même l’existence. Merci infiniment.

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FÉVRIER

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Le Conseil des arts et des lettres du Québec annonce son appui financier au projet « Nous territoires » -toute ma reconnaissance.

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ARCHIVES

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2019

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Non-frontière et fragments en Témiscouata

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exposition individuelle

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installation vidéo, installation dessin, toiles à l’acrylique

Beaulieu culturel du Témiscouata

19 juillet au 11 septembre 2019

Témiscouata-sur-le-Lac (QC, Canada)

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La réalité est faite de fragments apparemment épars qui prennent corps sous l’effet de nos sens. Ces fragments s’amalgament pour former un tout auquel nous donnons un sens, avant de le laisser se dissoudre à nouveau. Plus je définis les limites de ces fragments et du tout que j’en construis, plus elles m’échappent. La frontière existe et pourtant, elle est dénuée de substance : c’est une non-frontière, qui unit tout ce qu’elle divise. Le Témiscouata, brin d’univers, est lui-même constitué d’une infinité de fragments. Paradoxalement, c’est par sa singularité même qu’il se fond dans le monde, et qu’il le révèle. Ici, des morceaux du Témiscouata servent de prétexte et de support à l’exploration de réalités universelles.

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2018

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La non-frontière

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résidence de recherche-création

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recherche individuelle et interactive (conversations, jeux écrits et visuels), rédaction d'un journal de résidence, production d'une série de toiles à l'acrylique sur matériaux trouvés sur place, lectures, planification (carte et graphique), soirée de clôture et de présentation (en duo avec Guillaume Aubertin, auteur-compositeur-interprète)

Collectif Le Récif

9 décembre 2017 au 27 janvier 2018

Rivière-Trois-Pistoles (QC, Canada)

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J’ai fait au Récif l’expérience de la résidence d’artiste fondamentale : de l’espace et du temps.

Cette liberté m’a permis d’accomplir des découvertes qui outrepassent l’objectif que je m’étais fixé, soit planifier un projet artistique suivant le concept de « la non-frontière ». J’ai accepté de laisser couler le flot créatif de manière plus spontanée -voire ludique- sans tenter systématiquement de le canaliser vers les objectifs que je veux le voir servir. J’ai constaté les bienfaits de l’appel à collaboration aux étapes préliminaires de la création, et comprendre que le processus de réflexion collaborative constitue une oeuvre en soi. Enfin, au contact du Collectif, j’ai compris que ma démarche de création artistique était depuis le début de nature engagée.

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Quelques exemples de questions posées aux membres et ami.es du collectif, par l’intermédiaire de grandes feuilles de papier affichées dans la cuisine de l’auberge tout au long de la résidence, et les conclusions principales qui ont été tirées de ces réflexions collectives :

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La culture est-elle une institution?

La culture est la forme la plus fondamentale, puissante et insidieuse d’institution.

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« L’Autre » existe-t-il?

On poursuit cet hypothétique « Autre » comme l’amour, ou on le fuit comme la mort.

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La fin justifie-t-elle les moyens?

Les moyens trouvent leur juste mesure quand on les considère comme des fins en soi.

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L’union fait-elle la force?

La force d’une union s’évalue à la force qu’elle apporte à chacun des individus qui la forment.

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2017

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photo : Andrée Bélanger (sculpteure)

Origines et métamorphoses

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résidence et exposition collectives

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installation 3D pour le projet Terre de rencontres (duo avec Andrée Bélanger, sculpteure), court-métrage expérimental (individuel)

Société d’Art et d’Histoire de Beauport (SAHB), commissaire Anne-Yvonne Jouan

autres artistes participants : Andrée Bélanger (sculpteure), Adrien Bobin, Marie-José Gustave, Julien Lebargy, Nytha Oronga, Véronique Sunatori

mai à octobre 2017

Beauport (QC, Canada)

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Cette résidence a amorti ma chute de retour au pays natal. Je ne m’y attendais pas. Je savais déjà que la communauté artistique constituait pour moi une famille professionnelle. Je viens de découvrir que je fais aussi désormais partie de la grande famille des émigrés. Je croyais que l’expérience de résidence me permettrait d’apprendre à travailler en collaboration, de développer mon réseau professionnel, de concrétiser un projet artistique. Ce fut le cas. Pourtant, je ne me doutais pas que je me trouverais chez-moi au coeur de cette micro-société d’artistes émigrés. Cette expérience marque la fin, et le début, du voyage. Je suis arrivée, et en même temps le monde m’est réellement ouvert pour la toute première fois.

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Perspectives brutes

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exposition individuelle

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toiles à l’acrylique, performance interactive devant caméra

février-mars 2017

Allos, Thorame-Basse, Jouques (France)

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L’exposition « Perspectives brutes » est le fruit d’une exploration débutée l’automne dernier au Mmiam (Musée minimaliste interuniversitaire des arts modestes) de Digne-les-Bains avec le projet « Perspectives sur la réalité ». L’artiste procédait alors d’un questionnement inspiré notamment des réponses proposées par la physique moderne sur la notion de réalité. Elle est maintenant passée à une observation plus directe des faits ; ni théorie ni rationalisation, que des perspectives brutes. L’artiste au style épuré repousse les limites du minimum pour montrer l’essentiel, à travers des images où l’objet et l’espace qui lui permet d’être sont tout autant sujet l’un que l’autre, où objet et espace se révèlent l’un l’autre.

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2016

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Perspectives sur la réalité

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exposition individuelle

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oeuvre installative sur deux sites

Musée minimaliste interuniversitaire des arts modestes (Mmiam)

18 octobre au 16 décembre 2016

Digne-les-Bains (France)

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Toute chose est par nature indéfinissable. On peut décrire un phénomène de diverses manières dont aucune ne soit « fausse », mais la réalité dudit phénomène demeure insaisissable puisque mouvante par nature.

En physique quantique, la mesure d’une grandeur (par exemple la position d’un électron) a un effet radical : l’objet observé est généralement fortement perturbé. Avant mesure -et donc par nature- un électron est délocalisé ; après mesure de sa position, il est parfaitement localisé. Cette localisation est une des positions de l’électron délocalisé. Comme dès qu’on observe sa position l’électron devient localisé, on ne l’observe jamais dans son état -naturel- délocalisé ; on peut seulement inférer son état des nombreuses observations physiques qui ont été faites à ce jour.*

L’humain a besoin de « fixer » la réalité -par exemple à l’aide de la photographie- pour se donner le temps de l’observer, de l’étudier ; or, rien n’est réellement fixe. Ainsi, dans son processus d’investigation, l’humain dénature la réalité dont l’essence, inévitablement, lui échappe.

Qu’est-ce donc que la réalité? Insaisissable, elle ne peut s’appréhender qu’en intégrant son immuable mouvance. Elle se trouve -littéralement- « entre les lignes ».

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*Notions de physique quantique tirées de BONNET, Gabrielle, « Fenêtre ouverte sur la physique quantique », Culture Sciences Physique : Ressources scientifiques pour l’enseignement de la physique, mise en ligne 21 octobre 2004 / consultée le 29 septembre 2016. http://culturesciencesphysique.ens-lyon.fr/ressource/Quantique.xml

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photo : Anna Currenti

Point(s) de rupture

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exposition individuelle

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dessins à l'encre, toiles à l’acrylique, installations, sculpture sur marbre

août - septembre 2016

Digne-les-Bains et Peyrolles en Provence (France)

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L’exposition « Point(s) de rupture » se veut une réflexion quant à ces petits et grands aléas de l’existence humaine qui nous la font paraître tantôt fascinante, tantôt absurde, et qui tissent une toile de données naturelles et culturelles qui se situe irrémédiablement au-delà de notre entendement.

Ces lieux où nos motifs se rompent finissent par former eux-mêmes une trame, une structure si vaste et si souple qu’on ne saurait la réduire à un schéma lisible. Pourtant naturelle et palpable, cette trame de l’existence humaine demeure pour nous un mystère, justement parce que nous en faisons si concrètement partie. Son modèle structurel nous englobe et nous dépasse. Points de rupture cycliques. Point de rupture.

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La neige éparse : au centre de l’exil

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exposition individuelle

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toiles à l’acrylique, dessins, installations, sculptures sur pierre

23 avril au 1er mai 2016

Allons (France)

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L’artiste a quitté son pays depuis de longs mois. Après les tumultes de l’atterrissage, elle flotte et divague. Le territoire l’imprègne tant qu’elle s’y diffuse, dans un processus d’échange subtil et implacable. L’éphémère et l’essentiel fugitifs se laissent discerner, traçant de nouveaux sillons dans son propre territoire psychique.

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2015

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photo : Cléa Garnero

Dure plénitude

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exposition en duo

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toiles à l’acrylique, sculptures sur pierre

en collaboration avec Benjamin Garnero, sculpteur

18 août au 15 septembre 2015

Colmars les Alpes (France)

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Dure plénitude témoigne de la difficulté -voire de la souffrance- inhérente à tout processus d’épanouissement et à toute démarche complètement intègre, de même que de la résistance et la force brute qui en sont à la fois la source et le fruit.

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2014

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photo : Jean Munro

Trouver Diadem dans la fosse

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exposition individuelle

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installation photo murale, installation 3D sur socle, projection de court-métrage

En partenariat avec le centre de production vidéo et cinéma Paraloeil, et avec le Laboratoire d'archéologie et de patrimoine de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR)

30 octobre au 30 novembre 2014

Rimouski (QC, Canada)

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« On a tous déjà enterré quelque chose. »

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Dans le but de bâtir une sculpture à partir d’ossements équins, j’entrepris d’exhumer ma jument enterrée dix-sept ans plus tôt sur la terre familiale. Informé du projet, l’archéologue Nicolas Beaudry me proposa d’emblée sa collaboration, et ce qui ne devait être qu’une formalité pour ramasser du matériel se transforma en un projet en soi. Cependant, la carcasse ayant été recouverte de chaux au moment de l’enfouir, les os n’étaient pas encore assez propres pour être ramassés. L’événement donna lieu à un court-métrage, et à une exposition présentant le court-métrage ainsi qu’une installation photo murale et une installation 3D sur socle. Cette dernière présente tout ce que j’ai pu extraire de la fosse : trois pierres et deux dents de cheval.

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« J’aurais ben gardé l’cheval, j’aurais ben récupéré ses os, mais y a juste un squelette pourri. »

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photo : Isabelle Godin

Origines

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exposition individuelle

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installation 2D (toiles à l’acrylique) et sculptures

Défi 35 – Fédération franco-ténoise

25 janvier 2014

Inuvik (TNO, Canada)

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Je ne suis pas en mesure d’expliquer comment la civilisation a pu germer chez l’être humain paléolithique. Cependant, ayant adopté pour la production d’Origines une approche plus expérimentale permettant davantage de souplesse lors du processus de création, le résultat d’ensemble révèle un fragment de l’inconscient collectif. Celui-ci apparaît comme un élément essentiel pour comprendre la façon dont l’être humain conçoit puis adapte son environnement, au point d’en bâtir des civilisations.

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2013

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photo : Jean Munro

Civilisé

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exposition individuelle

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toiles à l’acrylique, installation 3D, performance

en collaboration avec le centre d’artistes Caravansérail

17 au 20 octobre 2013

Rimouski (QC, Canada)

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L’être humain oppose facilement nature et civilisation, niant par le fait même ce dont il est fait. Bien sûr, il a depuis longtemps appris à adapter l’environnement à ses besoins plutôt que l’inverse. Or, l’accroissement démographique galopant a obligé l’humain en surnombre à se bâtir en société un système si complexe que ses individus doivent subséquemment s’adapter encore. Ce processus réussit par ailleurs au point que des circonstances artificielles soient regardées comme allant de soi. L’individu conforme peut alors s’en remettre aux institutions qui se nourrissent de lui, autorisant une très étroite relation d’interdépendance.

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