ÉVÉNEMENTS

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EN COURS (2020) : Projet « Nous territoires »

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[JUIN]

Le projet « Le nid », qui devait se conclure en France ce mois de juin, a dû être annulé. Je profite de ces semaines de liberté imprévue pour me retirer en forêt. De retour en juillet pour la reprise des activités liées à « Nous territoires ».

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MAI

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Quelques expérimentations.

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AVRIL

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L’acrylique expulsée de chez-moi, je prépare de nouvelles peintures à base de pigments naturels. Reconnaissante de pouvoir enfin créer dans le respect des merveilles qui m’entourent.

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Découvertes dans « Make Ink » par Jason Logan.

La couleur ne vit pas dans la matière, elle vit dans la lumière.

Logan relate qu’en 1666, Isaac Newton s’est retrouvé en confinement chez ses parents à la campagne à cause de la peste. Cette période a donné lieu à diverses expériences et réalisations. Un jour, Newton a fermé toutes les fenêtres de sa chambre et fait un petit trou dans un volet, ce qui a permis à la lumière de tracer une ligne nette à l’intérieur de la pièce. Il a placé un prisme dans ce rayon, et observé toutes les couleurs de l’arc-en-ciel apparaître sur le mur. Il a ensuite placé un second prisme devant l’arc-en-ciel, et a vu les couleurs se recentrer en un seul rayon blanc. Conclusion : la lumière n’éclaire pas la couleur, la lumière EST la couleur.

Jason Logan poursuit en expliquant que la lumière est faite de toutes les couleurs, chacune d’entre elles vibrant à une fréquence qui lui est propre. Donc, quand on dit par exemple qu’une encre est bleue, ce n’est pas qu’elle contient du bleu, mais plutôt qu’elle nous renvoie la lumière bleue et absorbe les vibrations de toutes les autres couleurs. Les choses ne sont donc pas en couleur, elles font de la couleur.

Je dirais que les choses montrent la couleur, et donc la lumière.

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MARS

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Démarrage de la partie création du projet.

Première rencontre avec mes mentors : Hélène Desjardins (aquarelle) à La Pocatière, Yves Arcand (photo) à Matane, Michel Marcheterre (géométrie) à Amqui.

Ce que chacun de vous trois m’apporte est inestimable, et m’ouvre des portes dont j’ignorais même l’existence. Merci infiniment.

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ARCHIVES

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2019

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Non-frontière et fragments en Témiscouata

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exposition individuelle

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installation vidéo, installation dessin, toiles à l’acrylique

Beaulieu culturel du Témiscouata

19 juillet au 11 septembre 2019

Témiscouata-sur-le-Lac (QC, Canada)

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La réalité est faite de fragments apparemment épars qui prennent corps sous l’effet de nos sens. Ces fragments s’amalgament pour former un tout auquel nous donnons un sens, avant de le laisser se dissoudre à nouveau. Plus je définis les limites de ces fragments et du tout que j’en construis, plus elles m’échappent. La frontière existe et pourtant, elle est dénuée de substance : c’est une non-frontière, qui unit tout ce qu’elle divise. Le Témiscouata, brin d’univers, est lui-même constitué d’une infinité de fragments. Paradoxalement, c’est par sa singularité même qu’il se fond dans le monde, et qu’il le révèle. Ici, des morceaux du Témiscouata servent de prétexte et de support à l’exploration de réalités universelles.

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2018

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La non-frontière

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résidence de recherche-création

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recherche individuelle et interactive (conversations, jeux écrits et visuels), rédaction d'un journal de résidence, production d'une série de toiles à l'acrylique sur matériaux trouvés sur place, lectures, planification (carte et graphique), soirée de clôture et de présentation (en duo avec Guillaume Aubertin, auteur-compositeur-interprète)

Collectif Le Récif

9 décembre 2017 au 27 janvier 2018

Rivière-Trois-Pistoles (QC, Canada)

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J’ai fait au Récif l’expérience de la résidence d’artiste fondamentale : de l’espace et du temps.

Cette liberté m’a permis d’accomplir des découvertes qui outrepassent l’objectif que je m’étais fixé, soit planifier un projet artistique suivant le concept de « la non-frontière ». J’ai accepté de laisser couler le flot créatif de manière plus spontanée -voire ludique- sans tenter systématiquement de le canaliser vers les objectifs que je veux le voir servir. J’ai constaté les bienfaits de l’appel à collaboration aux étapes préliminaires de la création, et comprendre que le processus de réflexion collaborative constitue une oeuvre en soi. Enfin, au contact du Collectif, j’ai compris que ma démarche de création artistique était depuis le début de nature engagée.

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Quelques exemples de questions posées aux membres et ami.es du collectif, par l’intermédiaire de grandes feuilles de papier affichées dans la cuisine de l’auberge tout au long de la résidence, et les conclusions principales qui ont été tirées de ces réflexions collectives :

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La culture est-elle une institution?

La culture est la forme la plus fondamentale, puissante et insidieuse d’institution.

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« L’Autre » existe-t-il?

On poursuit cet hypothétique « Autre » comme l’amour, ou on le fuit comme la mort.

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La fin justifie-t-elle les moyens?

Les moyens trouvent leur juste mesure quand on les considère comme des fins en soi.

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L’union fait-elle la force?

La force d’une union s’évalue à la force qu’elle apporte à chacun des individus qui la forment.

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2017

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photo : Andrée Bélanger (sculpteure)

Origines et métamorphoses

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résidence et exposition collectives

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installation 3D pour le projet Terre de rencontres (duo avec Andrée Bélanger, sculpteure), court-métrage expérimental (individuel)

Société d’Art et d’Histoire de Beauport (SAHB), commissaire Anne-Yvonne Jouan

autres artistes participants : Andrée Bélanger (sculpteure), Adrien Bobin, Marie-José Gustave, Julien Lebargy, Nytha Oronga, Véronique Sunatori

mai à octobre 2017

Beauport (QC, Canada)

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Cette résidence a amorti ma chute de retour au pays natal. Je ne m’y attendais pas. Je savais déjà que la communauté artistique constituait pour moi une famille professionnelle. Je viens de découvrir que je fais aussi désormais partie de la grande famille des émigrés. Je croyais que l’expérience de résidence me permettrait d’apprendre à travailler en collaboration, de développer mon réseau professionnel, de concrétiser un projet artistique. Ce fut le cas. Pourtant, je ne me doutais pas que je me trouverais chez-moi au coeur de cette micro-société d’artistes émigrés. Cette expérience marque la fin, et le début, du voyage. Je suis arrivée, et en même temps le monde m’est réellement ouvert pour la toute première fois.

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Perspectives brutes

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exposition individuelle

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toiles à l’acrylique, performance interactive devant caméra

février-mars 2017

Allos, Thorame-Basse, Jouques (France)

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L’exposition « Perspectives brutes » est le fruit d’une exploration débutée l’automne dernier au Mmiam (Musée minimaliste interuniversitaire des arts modestes) de Digne-les-Bains avec le projet « Perspectives sur la réalité ». L’artiste procédait alors d’un questionnement inspiré notamment des réponses proposées par la physique moderne sur la notion de réalité. Elle est maintenant passée à une observation plus directe des faits ; ni théorie ni rationalisation, que des perspectives brutes. L’artiste au style épuré repousse les limites du minimum pour montrer l’essentiel, à travers des images où l’objet et l’espace qui lui permet d’être sont tout autant sujet l’un que l’autre, où objet et espace se révèlent l’un l’autre.

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2016

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Perspectives sur la réalité

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exposition individuelle

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oeuvre installative sur deux sites

Musée minimaliste interuniversitaire des arts modestes (Mmiam)

18 octobre au 16 décembre 2016

Digne-les-Bains (France)

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Toute chose est par nature indéfinissable. On peut décrire un phénomène de diverses manières dont aucune ne soit « fausse », mais la réalité dudit phénomène demeure insaisissable puisque mouvante par nature.

En physique quantique, la mesure d’une grandeur (par exemple la position d’un électron) a un effet radical : l’objet observé est généralement fortement perturbé. Avant mesure -et donc par nature- un électron est délocalisé ; après mesure de sa position, il est parfaitement localisé. Cette localisation est une des positions de l’électron délocalisé. Comme dès qu’on observe sa position l’électron devient localisé, on ne l’observe jamais dans son état -naturel- délocalisé ; on peut seulement inférer son état des nombreuses observations physiques qui ont été faites à ce jour.*

L’humain a besoin de « fixer » la réalité -par exemple à l’aide de la photographie- pour se donner le temps de l’observer, de l’étudier ; or, rien n’est réellement fixe. Ainsi, dans son processus d’investigation, l’humain dénature la réalité dont l’essence, inévitablement, lui échappe.

Qu’est-ce donc que la réalité? Insaisissable, elle ne peut s’appréhender qu’en intégrant son immuable mouvance. Elle se trouve -littéralement- « entre les lignes ».

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*Notions de physique quantique tirées de BONNET, Gabrielle, « Fenêtre ouverte sur la physique quantique », Culture Sciences Physique : Ressources scientifiques pour l’enseignement de la physique, mise en ligne 21 octobre 2004 / consultée le 29 septembre 2016. http://culturesciencesphysique.ens-lyon.fr/ressource/Quantique.xml

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photo : Anna Currenti

Point(s) de rupture

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exposition individuelle

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dessins à l'encre, toiles à l’acrylique, installations, sculpture sur marbre

août - septembre 2016

Digne-les-Bains et Peyrolles en Provence (France)

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L’exposition « Point(s) de rupture » se veut une réflexion quant à ces petits et grands aléas de l’existence humaine qui nous la font paraître tantôt fascinante, tantôt absurde, et qui tissent une toile de données naturelles et culturelles qui se situe irrémédiablement au-delà de notre entendement.

Ces lieux où nos motifs se rompent finissent par former eux-mêmes une trame, une structure si vaste et si souple qu’on ne saurait la réduire à un schéma lisible. Pourtant naturelle et palpable, cette trame de l’existence humaine demeure pour nous un mystère, justement parce que nous en faisons si concrètement partie. Son modèle structurel nous englobe et nous dépasse. Points de rupture cycliques. Point de rupture.

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La neige éparse : au centre de l’exil

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exposition individuelle

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toiles à l’acrylique, dessins, installations, sculptures sur pierre

23 avril au 1er mai 2016

Allons (France)

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L’artiste a quitté son pays depuis de longs mois. Après les tumultes de l’atterrissage, elle flotte et divague. Le territoire l’imprègne tant qu’elle s’y diffuse, dans un processus d’échange subtil et implacable. L’éphémère et l’essentiel fugitifs se laissent discerner, traçant de nouveaux sillons dans son propre territoire psychique.

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2015

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photo : Cléa Garnero

Dure plénitude

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exposition en duo

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toiles à l’acrylique, sculptures sur pierre

en collaboration avec Benjamin Garnero, sculpteur

18 août au 15 septembre 2015

Colmars les Alpes (France)

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Dure plénitude témoigne de la difficulté -voire de la souffrance- inhérente à tout processus d’épanouissement et à toute démarche complètement intègre, de même que de la résistance et la force brute qui en sont à la fois la source et le fruit.

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2014

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photo : Jean Munro

Trouver Diadem dans la fosse

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exposition individuelle

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installation photo murale, installation 3D sur socle, projection de court-métrage

En partenariat avec le centre de production vidéo et cinéma Paraloeil, et avec le Laboratoire d'archéologie et de patrimoine de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR)

30 octobre au 30 novembre 2014

Rimouski (QC, Canada)

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« On a tous déjà enterré quelque chose. »

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Dans le but de bâtir une sculpture à partir d’ossements équins, j’entrepris d’exhumer ma jument enterrée dix-sept ans plus tôt sur la terre familiale. Informé du projet, l’archéologue Nicolas Beaudry me proposa d’emblée sa collaboration, et ce qui ne devait être qu’une formalité pour ramasser du matériel se transforma en un projet en soi. Cependant, la carcasse ayant été recouverte de chaux au moment de l’enfouir, les os n’étaient pas encore assez propres pour être ramassés. L’événement donna lieu à un court-métrage, et à une exposition présentant le court-métrage ainsi qu’une installation photo murale et une installation 3D sur socle. Cette dernière présente tout ce que j’ai pu extraire de la fosse : trois pierres et deux dents de cheval.

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« J’aurais ben gardé l’cheval, j’aurais ben récupéré ses os, mais y a juste un squelette pourri. »

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photo : Isabelle Godin

Origines

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exposition individuelle

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installation 2D (toiles à l’acrylique) et sculptures

Défi 35 – Fédération franco-ténoise

25 janvier 2014

Inuvik (TNO, Canada)

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Je ne suis pas en mesure d’expliquer comment la civilisation a pu germer chez l’être humain paléolithique. Cependant, ayant adopté pour la production d’Origines une approche plus expérimentale permettant davantage de souplesse lors du processus de création, le résultat d’ensemble révèle un fragment de l’inconscient collectif. Celui-ci apparaît comme un élément essentiel pour comprendre la façon dont l’être humain conçoit puis adapte son environnement, au point d’en bâtir des civilisations.

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2013

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photo : Jean Munro

Civilisé

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exposition individuelle

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toiles à l’acrylique, installation 3D, performance

en collaboration avec le centre d’artistes Caravansérail

17 au 20 octobre 2013

Rimouski (QC, Canada)

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L’être humain oppose facilement nature et civilisation, niant par le fait même ce dont il est fait. Bien sûr, il a depuis longtemps appris à adapter l’environnement à ses besoins plutôt que l’inverse. Or, l’accroissement démographique galopant a obligé l’humain en surnombre à se bâtir en société un système si complexe que ses individus doivent subséquemment s’adapter encore. Ce processus réussit par ailleurs au point que des circonstances artificielles soient regardées comme allant de soi. L’individu conforme peut alors s’en remettre aux institutions qui se nourrissent de lui, autorisant une très étroite relation d’interdépendance.


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